Aller visiter Sarajevo … mais quelle drôle d’idée! Voilà la réaction qu’évoque encore cette ville, capitale de la Bosnie-Herzégovine. Et bien à tort car elle a beaucoup à offrir. C’est un carrefour de l’Orient et de l’Occident, multiculturel où les clochers des églises côtoient les minarets des mosquées, en passant du vieux centre ottoman aux immeubles d’héritage austro-hongrois.
Evidemment, les images de la guerre sur nos écrans de télévision nous ont marqués à jamais dans les années 90, spectateurs impuissants du terrible siège de Sarajevo. Mais la ville s’est redressée et accueille le visiteur avec bienveillance.
Le pays se développe avec de plus en plus de touristes; une destination à privilégier avant qu’elle ne devienne trop à la mode.
J’ai effectué un city trip de trois jours en mai 2017 avec mon amie Elly. Nous logions dans une location d’appartement.
La vieille ville
Baščaršija est le centre historique de la ville qui date de l’empire Ottoman avec ruelles et bâtisses typiques. Il y a beaucoup d’animation, particulièrement autour de la place centrale où trône la célèbre fontaine Sebilj.
A chaque coin de rue, on retrouve des lieux de culte: mosquées, églises catholiques et orthodoxes ainsi que des synagogues. Certains appellent Sarajevo « la Jérusalem de l’Europe ».
Nous arrivons à Sarajevo le premier jour du ramadan. La fin du jeûne est marquée par un coup de canon tiré du haut de la colline. Les familles viennent prier à la grande mosquée.
Une jolie promenade à faire est celle le long de la Mijacka. C’est ici qu’eut lieu l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme, précipitant la première guerre mondiale. Et l’histoire semble tristement tirée d’un mauvais polar. Le jour même ils avaient échappé à une première bombe …. mais on les renvoie sillonner la ville derrière pour se retrouver face au pistolet de leur meurtrier!
Sarajevo est entourée de collines. Grimper vers Žuta Tabija, la forteresse jaune, offre un joli panorama sur la ville.
Un peu de vie locale
Visiter Sarajevo, c’est aussi faire un devoir de mémoire. Aux abords de la ville se trouvent de nombreux cimetières. Même l’ancien site olympique a servi à enterrer les victimes de cette guerre. Nous visitons une exposition sur le massacre de Srebrenica avec le travail de recueil de témoignages et les recherches d’identification des victimes. La tristement célèbre sniper alley conserve certaines façades portant encore les stigmates du conflit.






















































































