Saint-Pétersbourg, ancienne capitale de l’empire russe, rime dans notre imaginaire avec l’histoire mouvementée de ses tsars et tsarines, les Romanov, Raspoutine, l’Ermitage et ses trésors, ses palais et cathédrales, la Neva et ses canaux,… une destination extrêmement riche culturellement.
J’ai eu la chance de parcourir cette ville en septembre 2017 avec mon mari et mes deux enfants alors âgés de 11 et 12 ans. Mes parents et beaux-parents faisaient également partie de l’aventure. Comme nous étions 8 personnes de générations différentes, j’ai opté pour une agence locale pour 3 jours de visites avec une guide francophone. Nous logions en appartement. Nous avions continué notre périple vers Helsinki, facilement joignable depuis Saint-Pétersbourg en 3h30 de train.
Fiche pratique Saint-Pétersbourg
Un peu d’histoire
La ville et son port furent fondés par Pierre le Grand en 1703 sur cette région marécageuse du golfe de Finlande sur la mer Baltique. Il la voulait moderne à l’image des villes européennes qu’il avait visitées dans sa jeunesse. La capitale fut donc déplacée de Moscou à Saint-Pétersbourg, les aristocrates n’ayant pas trop le choix que de suivre le mouvement. La construction ne fut possible qu’au prix d’une exploitation sans fin de serfs réquisitionnés de force et qui y laissèrent souvent leur vie.
Le règne de la Grande Catherine à la fin du XVIIIes, apporta un nouvel enrichissement culturel à la capitale. Elle fait partie de ces monarques éclairés; bon, elle avait tout de même fait assassiner son mari pour prendre le pouvoir. L’histoire aime aussi se souvenir de ses nombreux amants … comme si c’était plus choquant que pour les hommes de pouvoir.
Saint-Pétersbourg sera également témoin de la révolution bolchevique et de la guerre civile qui s’en s’ensuivra.
Elle se nommera Leningrad à partir de 1924. Lors de la seconde guerre mondiale, Hitler est persuadé de ne faire qu’une bouchée de la ville. Il se heurtera à une résistance sans nom: la ville a subi un siège de 900 jours avant d’être libérée par l’Armée Rouge. Presque moitié de la population mourut de faim ou de froid; la ville fut complètement détruite.
Après la disparition de l’URSS, la ville retrouve en 1991 son nom original de Saint-Pétersbourg à la suite d’un référendum auprès des habitants.
Découverte de la ville
Nos premiers pas dans Saint-Pétersbourg nous ont mené entre autres vers la Cathédrale Saint-Nicolas-des-Marins et la Cathédrale de la Résurrection. Une cérémonie militaire a lieu à la Forteresse Pierre-et-Paul qui fut le premier bâtiment construit par Pierre le Grand; la flèche de sa cathédrale domine la ville du haut de ses 123m. C’est ici que reposent la plupart des Romanov, dont les restes rapatriés du dernier tsar et de sa famille assassinés en 1918 sur les ordres de Lénine.
Le palais de Youssoupov témoigne de l’extrême richesse de cette famille; de salon en salon, et son petit théâtre construit selon les proportions de celui de la Scala. C’est également ici que, lors d’un dîner, Félix Youssoupov a assassiné Raspoutine de manière rocambolesque. Le cyanure dans la nourriture n’ayant pas fonctionné ce fut un coup de fusil. Le laissant pour mort, Raspoutine parvint à s’enfuir mais fut rattrapé, abattu de nouveau et jeté dans les eaux gelées de la Neva.
La Cathédrale Saint-Isaak est un bâtiment imposant, une réelle prouesse technique pour l’époque. Il fallut attendre 1858 pour l’inauguration, après 40 ans de travaux; 24.000 piliers de mélèze furent nécessaires pour stabiliser le sol marécageux et la coupole exigeait une structure en métal.
L’église du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé est une petit bijou, édifiée à partir de 1883 à l’endroit précis où Alexandre II fut assassiné deux ans plus tôt.
Sur l’immense place du Palais se trouve le musée de l’Ermitage situé dans le palais d’Hiver, ancienne demeure des tsars. Ce musée possède la plus grande collection au monde, né de la passion de la Grande Catherine pour la peinture. L’intérieur est chargé en dorure … ça pique un peu aux yeux. Les plus grands artistes sont exposés comme Léonard de Vinci, Raphaël, …. Comme il est impossible de tout visiter, il est préférable de faire un choix des salles à privilégier.
Un des incontournables à Saint-Petersboug est évidemment une balade en bateau sur la Neva et les canaux.
Promenade le long de la perspective Nevski de plus de 4km.
Comme dans beaucoup de villes de l’ancienne URSS, le métro de Saint-Pétersbourg creusé très profondément (jusqu’à 80m) est un petit musée à lui tout seul; un vrai hymne aux idéaux communistes. Pas un papier par terre ou de graffitis … ça nous change!
Les environs de Saint-Pétersbourg
Les environs de Saint-Pétersbourg sont riches de châteaux, résidences d’été des tsars. A ne surtout pas manquer car ils rivalisent de beauté avec Versailles!
Le Château de Peterhof
A 30km de la ville, il y évidemment le château de Peterhof (1723), mais c’est surtout son jardin et ses innombrables fontaines et jets d’eau, avec en toile de fond le golfe de Finlande, qui en font un lieu unique. Tout au bout se trouve le palais de Monplaisir.
Le Palais de Tsarkoïe Selo
Le palais de Tsarkoë Selo (1711), également appelé le palais Catherine, se trouve à 25km de Saint-Pétersbourg à l’intérieur des terres. Ici aussi, ça brille partout! Énormément de groupes de Chinois venus pour le salon d’Ambre. Les jardins sont également agréables avec de petits pavillons.






















































































































