L’Iran est un pays qui peut faire peur aux voyageurs au vu des informations publiées sur ce pays dans les médias. Et pourtant, je n’ai jamais connu un peuple aussi accueillant avec les étrangers dont les paroles sont ponctuées d’incessants « Welcome to Iran », des propositions de partager un repas, des cadeaux et glaces offerts aux enfants.
L’ancien empire perse regorge de sites archéologiques et culturels très riches. L’ouverture au tourisme ces dernières années permet de visiter les sites majeurs en toute quiétude.
J’ai visité l’Iran pendant un peu plus de 2 semaines de fin août à début septembre 2016, en compagnie de mon mari et de mes enfants alors âgés de 10 et 11 ans. Nous avons fait le choix de visiter le pays seuls avec une voiture de location.
Le port du voile obligatoire peut également freiner les visiteurs. Comme nous partions durant l’été, j’ai eu peur d’avoir du mal à le supporter avec la chaleur. Mais comme il faisait sec, un voile léger ne fut pas trop contraignant. Ma fille de 11 ans avait décidé elle-même de porter un voile de temps en temps en fonction des lieux. Certains Iraniens venaient nous signaler qu’elle ne devait pas le mettre.
Les conditions de vie des Iraniennes sont évidemment plus compliquées que dans nos pays. Mais leur sort est tout de même préférable à ce qu’il se passe dans les pays limitrophes: elles sont majoritaires dans les universités, elles conduisent et elles travaillent dans tout type de métiers. Dans les villes, les obligations vestimentaires sont « adaptées » avec des voiles portés très bas et beaucoup de maquillage.
Suite à une mauvaise manipulation informatique, j’ai perdu toutes mes photos. Ce récit est basé sur celles prises avec le GSM, malheureusement pas toujours de bonne qualité. Carme Exposito, une jeune femme espagnole qui nous avait accompagnés une journée, m’a gentiment partagé quelques-uns de ses clichés.
Téhéran
Nous passons deux journées à Téhéran, la capitale du pays. La ville en soi n’a pas énormément d’attraits, mais permet de prendre le pouls de ce pays, surtout dans son immense souk très vivant aux abords de la mosquée Khomeini. L’hommage aux victimes du conflit avec l’Irak est omniprésent dans les lieux publics. Le palais de Golestân offre un calme certain dans la turpitude de la ville avec son joli jardin.
Proche de l’ancienne ambassade des Etats-Unis, les murs sont recouverts de fresques de propagande. Pour prendre un bol d’air, il est facile de rejoindre les installations de ski proches de Téhéran pour une promenade avec vue sur l’immensité de la ville.
Kâshân
Après avoir récupéré notre voiture de location, nous nous dirigeons vers la ville de Kâshân, oasis historiquement importante au milieu du désert. Il est très agréable de se promener dans les ruelles. Les boulangers nous font goûter le pain tout chaud sorti du four.
La mosquée Agha Borzog repose sur l’architecture traditionnelle des mosquées iraniennes. La décoration de faïences bleues et jaunes sur un fond de briques lui donne un cachet simple mais réussi.
Kâshän est situé sur la route de la soie. De riches marchands y ont bâti des maisons patriciennes joliment rénovées, avec un système ingénieux de puits de lumière.
La région de Varzaneh
La région de Varzaneh se trouve dans un désert formé d’un lac de sel et des plus hautes dunes de sable d’Iran atteignant 60 m de hauteur.
Nous partons avant l’aube vers un ancien caravansérail au milieu du désert pour y admirer le lever du soleil … les enfants bien au chaud sous des couvertures. Au retour, nous visitons un moulin à chameau toujours en activité.
L’ancienne citadelle de Ghortan, abandonnée depuis des années par ses habitants, se détériore malheureusement rapidement faute d’entretien.
Yazd
Sur la route qui nous mène vers Yazd, nous nous arrêtons à Kharanaq où l’ancien village est construit à base de briques de terre crue dont certains bâtiments seraient datés de plus de 1.000 ans. Malheureusement, ce site magnifique tombe en ruines.
Yazd, située entre deux déserts à 1.230 m d’altitude, était une ville-étape incontournable sur la route entre Ispahan et Kerman. La ville est réputée pour ses fameuses « tours à vent » au-dessus des habitations, qui permet de climatiser celles-ci mais aussi de rafraîchir l’eau. La mosquée du vendredi datant du XIVes est caractérisée par son étroite entrée. Le monumental pishtaq (porte d’entrée) d’un ancien théâtre aujourd’hui disparu, avec à son pied un grand bassin, représente l’emblème de la ville.
Un peu à l’écart de la ville se dressent les tours du silence de la communauté zoroastrienne, communauté religieuse qui respecte le feu sacré comme symbole divin. Autrefois, les corps des défunts y étaient déposés sur un tapis de pierre afin de ne pas souiller la terre … et servaient de repas aux vautours. Actuellement, les Zoroastriens ont leur propre cimetière avec des tombes en ciment, empêchant tout contact avec la terre sacrée.
Nous passons un très bon moment au Zurkhaneh ou « maison de force » qui est installé dans l’ancien réservoir. C’est le gymnase traditionnel iranien, dans lequel est pratiqué le sport national iranien appelé Varzesh-e Pahlavan.
La forteresse de Saryazd
A quelques kilomètres de Yazd se trouve Saryazd avec sa forteresse séculaire à doubles remparts partiellement restaurée. Elle abrite un dédale d’habitations en pisé sur deux niveaux, où les villageois venaient avec leurs biens se mettre à l’abris des assaillants. Un peu plus loin, l’ancien caravansérail Zin od-Din a été restauré dans les règles de l’art en hôtel de luxe.
Kerman
Kerman est la plus grande ville du sud-est de l’Iran où il est plaisant de se balader et d’observer la vie locale.
Mâhân
Mâhân est situé dans une oasis. Le domaine bagh-e Shazdeh est un magnifique jardin irrigué avec l’eau précieuse provenant des montagnes voisines. Mâhân est également connu pour son mausolée du chef soufi Nematollah Wali bâtit au XVes.
La citadelle de Rayen et les Kaluts
Sur la route qui mène au Pakistan se trouve la citadelle de Rayen. Cette ancienne ville forte construite en briques de pisé est protégée par une impressionnante muraille.
Sur la route vers le désert, nous apercevons plusieurs caravansérails à l’abandon. Dans le désert, les kaluts sont des collines façonnées par le sable dont la taille et la forme changent en permanence en raison des vents.
Meymand
Meymand est un village connu pour ses maisons troglodytiques dont certaines sont toujours habitées de nos jours. La route qui nous mène à Shiraz est un peu longue et monotone.
Shiraz
Shiraz représente pour les Iraniens un art de vivre, ville des grands poètes. Avec ses palais, ses moquées et sa citadelle, la ville ne manque pas d’atouts.
Petit aperçu de la vie locale.
Persépolis
Persépolis est le site archéologique majeur en Iran. Construite par Darius Ier vers 518 av. J.-C. dans l’idée d’impressionner et symboliser la puissance des souverains achéménides.
Ispahan
Ispahan est le petit joyau de l’Iran, en particulier sa place royale, cette immense place entourée de longs murs à doubles arcades, de mosquées et de palais. La population aime s’y retrouver pour y pique-niquer ou faire une petite sieste. Les enfants se rafraîchissent dans les grands bassins.
Les mosquées sont exceptionnelles!
Un ancien pont enjambe la Zâyandeh-rud qui était à sec lors de notre passage. De l’autre côté de la rive se trouve la cathédrale arménienne Saint-Sauveur. Nous profitons également d’être dans cette partie de la ville pour visiter le musée de la musique iranienne.
Abyâneh
Le village d’Abyâneh avec ses maisons de ton rouge est situé à 2500 m d’altitude et est composée d’un dédale de ruelles. Les portes sont munies de deux poignées pour le visiteur, l’une pour les femmes, l’autre pour les hommes.






























































































































































































































































































































